Tsoubaloko et son chien
Tsoubaloko avait toutes les qualités d'un chasseur expérimenté et faisait l'admiration de tous. Il vivait tel qu'il était: simple, bon, doux et brave, en compagnie de son chien, son compagnon fidèle de tous les jours. Bobi comprenait bien le langage de son maître. Lorsqu'il l'appelait par son nom, il frétillait de la queue, les yeux mi-clos de plaisir et lançait des petits aboiments qui traduisaient sa sympathie.
Un jour, Tsoubaloko partit à la chasse en compagnie de son inséparable Bobi et s'engagea sur une piste, son fusil à l'épaule et son coupe-coupe dans sa main droite. Un calme absolu règnait sur toute l'étendue de la fôret. Bobi avait abandonné son maître pour fouiller les alentours, dans le but de déceler un animal et de le pousser vers son maître.
Au-devant sur la même piste sur laquelle s'était engagé Tsoubaloko, à la fourche de deux branches, au-dessus de la piste qu'empruntent les antilopes pour aller boire, un gigantesque boa guettait, l'avant de son corps allongé le long de sa branche. A peine l'homme s'approcha du terrible monstre, qu'il s'effondra sous son poids l'animal, qui en quelques seconde le ligota de sa grosse ceinture écailleuse. Il étauffait sous les anneaux musculeux de l'horrible bête qui se resserrait autour de sa poitrine. Il se débattait en vain. Cependant Bobi intervint, en administrant des cups de dents au boa. Tenant Tsoubalouko immobilisé, le boa répondit à son horrible adversaireavce sa tête et avec sa queue, le harcelant par-ci, par-là. Le chien réussi à lui couper le bout de la queue.
Rapide comme l'éclaire, le boa projeta sa tête contre le chien. Mais ce dernier se tenait sur ses gardes: il esquiva le coup de justesse. La tête du monstre s'enfonça dans un boisson épineux, dont elle fut momentanement prisonnière.
Bobi en profita pour couper une plus grande partie de la queue à l'aide de ses dents tranchantes. Le boa comprit qu'il était en face d'un adversaire courageux. Pour conserver sa proie, il fallait le maitriser. Il se déroula lentement, mais sa tête, clouée pâr les épines, l'empêchait de faire face à son ennemi. Tsoubaloko avait déjà les mains libres, si bien qu'il tressaillit d'éspoir. Il saisit son fusil, visa l'animal et la tête du boa éclata sous le coups de feu. Le monstre, grièvement blessé, gifla l'air de sa queue saignante et s'immobilisa. Comme le boa ne bougeait plus, le chien exécuta une danse endiablée, accompagnée de petits aboiments frénétiques, pendant que Tsoubaloko sortait difficilement de la lourde ceinture qui s'était abattue sur lui.